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VARIOUS
ARTISTS – THE NEW CRAZY – DEEP ELM – 06
juillet 05 En quelque sorte le sampler 2006 pour Deep Elm. Et ça
commence terriblement bien avec deus hymnes punk-pop d’une qualité
impeccable, signés Latterman et Lock And Key. Par contre je me fais
porter pâle avec l’emo/ punk-rock hardcore d’un Fightstar ou d’un Clair de
Lune. Un inédit de Sounds Like Violence met en appétit pour l’album à venir
sans non plus transcender. Un morceau étonnamment calme nous est livré par
Benton Falls. Country pop rock pour Secondhand Stories, toutes guitares
électriques dehors pour Burns out Bright déjà moins épuisants que les
pénibles Eleven Minutes Away punk hardcore qui prennent le relais. Il faut attendre le retour de Latterman en dixième
position pour que le sourire renaisse sur nos lèvres. Mais déjà il s’envole à
nouveau et on travers rapidement les contribution des Clair de Lune,
Slowride. Mais la joie revient avec un excellent morceau de Settlefish
qui pourtant n’a pas convaincu sur la longueur de son dernier album. Surtout
que les grandioses Suédois de Surrounded prennent alors le relais,
songwriting indie mélancolique au rendez-vous. Un morceau de l’album à venir
de Desert City Soundtrack nous permet d’avoir à leur propos les plus
grandes attentes, apaisé, romantique, entre cuivres et piano, un rêve. Dans le dernier tiers du disque, Deep Elm se paie une
séquence rétro noisy et énervée, revisitant son patrimoine, des Planes
Mistaken For Stars à Sounds Like Violence (you give me hart attacks !!!!!!,
toujours excellentissime) , de The Appleseed Cast (‘steps and number’, emo-shoegazing
paradisiaque dans une version alternative) à Brandtson (‘the rookie year’,
tendre chanson emo mélodique). |
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JERRY FELS – HOW TO MAKE
ENEMIES AND INFLUENCE STRANGERS – NOBODY’S FAVORITE RECORDS – 05 juillet 05 Troisième album de l’Américain Jerry Fels à traverser
ces pages. Si le premier a été reçu correctement, signalant toutefois que la
geste lo-fi de Jerry peinait à celle de ses glorieux aînés (Chris Knox, Eric
Metronome ou les Mountain Goats pour
en citait quelques-uns), le second, sous le pseudo The Short Happy Life a été
expédié manu militari, tout simplement imbuvable. C’est donc avec de légers
doutes que j’aborde ce disque. L’impression première est plutôt bonne, Jerry semble être retourné à ses premières
amours. Malheureusement le résultat n’est guère plus enthousiasmant que la
première fois, la démarche est très positive, songwriting lo-fi, guitare +
voix et résultat spontané avec de temps en temps l’un ou l’autre instrument
supplémentaire. Cependant les chansons échouent systématiquement à se fixer
en mémoire, à déployer ne serait-ce qu’un quelconque intérêt après une écoute
ou deux. |
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FOREST GIANTS – UFO STORIES –
BREAKING DOWN – 04 juillet 05 Retour du duo composé par Tim Rippington (guitare et chant), ancien leader
des Beatnik Filmstars et Ruth Cochran à la basse, ancien membre des Blue
Aeroplanes, accompagnés dorénavant de Tom Adams à la batterie et de Paula
Knight au violon et claviers. On reste plus encore que sur le premier ep dans
un certain indie rock noisy du début des années nonante avec une touche
anglaise plus prononcée. Les trois premiers morceaux sont trop noisy, confus
et new wave pour me retenir. Il me faut attendre la quatrième chanson moins
électrifiée pour raisonnablement accrocher, quelque part entre Luna, Stone
Roses et Spacemen 3. ‘Late
night in the park’ pourrait être un inédit de Galaxie 500. Pas mal aussi, un
titre caché en fin de course qui montre le groupe plus nerveux et inquiet
mais toujours dans une veine proche des deux morceaux dont j’ai parlé, en
space pop neurasthénique. Dommage que le groupe n’en fasse pas son cheval de
bataille sur tout le ep car il est bien moins convaincant lorsqu’il opte pour
des pop songs plus uptempo et directes. |
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HONEY FOR PETZI – MAN’S RAGE
FOR BLACK HAM – GENTLEMEN / RUMINANCE – 03 juillet 05 J’ai bien aimé le premier album de ‘Honey For Petzi’ qui
coïncidait avec ma découverte d’une scène post-rock suisse fertile et assez
enthousiasmante (Toboggan, Tricycle Evolutif, Seaplane Harbor,..). J’ai zappé
leur seconde album, en phase à cette époque avec une saturation en ce qui
concerne le post-hardcore basique / aride tendance Shellac / Fugazi. Un peu
plus tard je tombe sur leur projet parallèle Machnick qui bien que séduisant
ne parvient pourtant pas à briser la glace. Voici donc maintenant le
troisième album du trio lausannois : ‘man’s rage for black ham’ coédité
par Gentlemen et Ruminance (maison-mère de Gordz, Cheval de Frise ou
Chevreuil) chez qui Honey For Petzi se trouve idéalement entouré. On sent que
le groupe a tenté d’évoluer, injecte un peu de chant, des sons exotiques mais
en fin de compte ne sort pas de son près carré, tendu, propre, technique et
suscitant guère l’attention. |
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THE FLOATING CITY – ENTERING
A CONTEST – FIRST FLIGHT – 02 juillet
05 Jusqu’ici les sorties sur First Flight s’apparentaient à
un sans faute autour de Potomac Accord, Emery Reel et Anamude.
Malheureusement le ‘Entering a contest’ vient y mettre un terme avec
l’arrivée sur le label de The Floating City, un groupe qui si on n’arrivera
pas à lui faire de critiques esthétiques précises n’arrive jamais à éveiller
notre attention. Les mélodies sont basiquement pop rock et un peu arty, le
chant ressemble quelque peu à celui de David Grubbs, la présence et la
profondeur en moins. La musique est riche, le quintette de Saint-Louis prend
soin de ses chansons : rhodes piano, violon & violoncelle, guitares,
basse, claviers, batterie, vocaux et chœurs mais on ne sort pas de ces
ambiances pop rock jazzy probablement plus en phase avec les années 70 &
80 qu’avec les 90 & 00. |
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65 DAYS OF STATIC – THE FALL OF
MATH – MONOTREME – 01 juillet
05 Quatuor anglais, 65 Days of Statif propose sur son
premier album un (post)-rock instrumental noisy, dynamique, aux nombreuses
touches électroniques et qui a l’avantage de laisser tomber les clichés
épiques et pompeux du genre. Bien fait, puissant, énergisant, honnête, le
groupe ne devrait pas avoir du mal à se constituer un public. Pour ma part,
l’absence de passages calmes ou subtils rend l’écoute vite saturante. |
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VARIOUS
ARTISTS – JAR – PICKLED EGG – 30
avril 05 Le label anglais Pickled Egg se compile sur un double CD
massif histoire de faire le bilan et de jeter un coup d’œil en arrière à
l’occasion de cette cinquantième sortie. Parfois pop et touchant, souvent
expérimental et lourd à la digestion, le chemin de Pickled Egg a parfois
croisé ces pages. |
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ONE UMBRELLA – SOLVE – TELL ALL RECORDS – 29 avril 05 Après avoir goûté à la face la plus douce et mélodique
de Tell All records via une première compilation et l’album de Liam Singer,
nous voici maintenant confronté aux constructions plus expérimentales et
âpres d’un One Ummbrella, duo instrumental d’Austin qui dans une autre vie
aurait très bien pu sortir cet ep dans la collection Made To Measure du label
Crammed ou parmi le catalogue de Sub Rosa. Une moitié des morceaux provient
d’un album précédent et l’autre du prochain, on peut dès lors se poser la question
de l’intérêt de l’objet. |
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MICHAEL NACE – YOUR MEEKNESS GIVE ME
HOPE – MINDWALK – 28 avril
05 J’ai plutôt aimé les deux albums solo de Michael Nace
mais je dois bien avouer ne pas trop accrocher à ce troisième volume qui perd
en mystère, introversion et en complexité, s’éloigne encore un peu plus de
toute mouvance indie pour devenir du folk rock bien plus conventionnel et
direct comparé aux deux précédents albums, ce qui me laisse complètement
indifférent. |
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LYCIA – ESTRELLA – SILBER – 27 avril 05 Silber réédité cet album de Lycia datant de 1996. Pure
darkwave éthérée avec un chant féminin, réminiscent des débuts des Cocteau
Twins ou de Dead Can Dance, planant, sombre, noir, glacé et définitivement
new wave. |
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ROLLERBALL – CATHOLIC PAWS
/ CATHOLIC PAUSE – SILBER – 26
avril 05 Onzième album pour cette formation expérimentale américaine
et troisième à paraître sur Silber. Rollerball y explore plus que jamais les
limites floues entre structure et improvisation, expérimentation et
composition, ombre et obscurité, suivant de temps à autre une mélodie hantée
puis filant dans des ouvertures free jazz, cabaret noir, psychédéliques,
drone ou free. Unique. |
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STRANGE – THINGS IN NIGHT – PIDGEON ENGLISH – 25 avril 05 Rock noisy aux accents new wave / goth, Strange semble
s’être trompé de décennie, nous venant tout droit de la fin des années 80,
distillant sa propre version de Sonic Youth, Joy Division, Jesus Lizard, Cure
ou The Cult. Pas trop ma tasse de thé musicalement. |
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STRUCTION
– 13 MINUTES OF LOVE AND DOOM – NORESTEAR
FAILED INDUSTRIES – 24 avril 05 Noise rock concassé comme dans les premiers disques de Unwound,
Trumans Water ou Sonic Youth mais croisé de l’un ou l’autre élément typique à
la génération Skin Graft, Struction prend le parti de l’inaudible ou presque,
nerfs à nus, noise rock et spasmes incontrôlables. Un peu trop épicé pour
moi. |
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DEF
HARMONIC – ALL THESE WORLDZ – BRILLIANTE
– 23 avril 05 Le moins que l’on puisse dire c’est que ce label de
Milwaukee est très ouvert, eclectique dans ses goûts et les styles qui défend,
passant de The Love of Everything (pop emo lo-fi) à Superaquello (pop
sud-américaine électronique) en passant par du post-rock, du post-hardcore et
maintenant du hip hop ici. Bien plus hétérogène que mes goûts personnels moi
qui retrouve tout simplement incapable d’évaluer ce disque. |
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AHLEUCHATISTAS – THE SAME AS THE
OTHER – NORESTEAR FAILED INDUSTRIES – 22
avril 05 Mélangeant prog-rock, éclats punk, jazzy, hardcore et
math-rock, ce trio classique basse / guitare / batterie propose un album
furieux et concassé, terriblement intense et iconoclaste. Oreilles sensibles
s’abstenir, amoureux des structures compliquées, techniques et improbables,
ceci est pour vous. |
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URDOG – EYELID OF MOON – SECRET
EYE – 21 avril 05 Entre freefolk, psychédélisme et krautrock, Urdog
mélange les ingrédients mais pas plus que sur leur premier album je
n’accroche aux pérégrinations du trio.
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UNDER SHOOTING STARS – PILLOWS
OUT OF SWEATERS – BEST
KEPT SECRET – 20 avril 05 Lo-fi bedroom synthop assez entraînante pour ce duo
philippin, avec un brin de paresse dans la voix et dans l’interprétation qui
rappelle les Pastels des débuts. La cassette se termine par une reprise des
Lucksmiths. Par moment la résultat est encore approximatif mais on sent un
talent certain, il est probable que le groupe finira par faire parler quelque
peu de lui si sa courbe ascendante continue. En tout cas c’est le premier
représentant de cette scène twee philippine qu’il m’est donné d’entendre
après en avoir entendu largement parler en bien. Dieu sait quelles autres
merveilles cette nouvelle scène exotique peut encore cacher ? |
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TRIPTONIC – 10
SHORT TALES – AUTOPRODUIT – 19 avril 05 Indie rock typique aux accents post-rock pour cette
formation strasbourgeoise minée par une production quelque peu brouillonne,
un chant pas toujours suffisamment affiné et un mixage déficient. Il leur
faudra nettement mieux faire pour s’assurer une place au soleil, convaincre
un public et tourner efficacement. Aucun doute sur la présence d’un
potentiel, reste à singulièrement améliorer l’expression, les Parisiens de
Exsonvaldes y sont arrivés de même qu’une bonne poignée de groupes
francophones belges, alors pourquoi pas eux ? |
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TRAVELLING
BELL – SCATTER WAYS – SECRET EYE – 18
avril 05 Ce projet solo de Kathleen Baird (Spires That in the
Sunset Rise) peut me faire penser à Vashti Bunyan, The Iditarod, Nico, Half
Asleep ou à Sharron Kraus, mais il y a quelque chose qui semble figé dans sa
musique qui m’empêche de totalement m’y abandonner, trop minimaliste et
conventionnellement folk. De même la voix manque quelque peu de chaleur et
d’émotion. Pas que ce disque soit insensible, plutôt qu’il reste centré sur
un spectre étroit dont il ne s’éloigne pas et du coup demande beaucoup
d’efforts pour y rentrer. Si la musique était plus riche d’arrangements sans
doute que tout aurait pu être différent. Pas assez de surprises et
d’intensité au rendez-vous. |
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TEA
– EVERYBODY’S HAPPY SOMETIMES (AND MORE) – BEST KEPT SECRET – 17
avril 05 Intégrale de 22 titres d’un obscur groupe anglais du
milieu des années nonante. Je n’accroche pas du tout. |
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TARA VANFLOWER – MY LITTLE
FIRE-FILLED HEART – SILBER – 16
avril 05 Joli nom, jolie pochette, mais pour la musique c’est
plutôt la pleine plongée en territoire gothique, mais on comprend vite avant
même que le disque ne soit dans le lecteur. Tare pose à l’intérieur de la
pochette, habillée en noir, chevelure d’un noir geai, peau d’une blancheur
maladive, les paupières maquillées en rose. Tout le disque n’est que
vocalises gothiques et sombres de la dame, accompagnées de nappes glaciales.
De quoi rapidement saper le moral. |
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STUNTMAN 5 – MELTED, PLASTIC FAKE – COLLECTIF EFFERVESCENCE – 15 avril
05 Difficile de situer ce groupe tant il semble à la
croisée des genres, entre indie, hip hop, post-rock et electronica ; On
pense au Mercury Rev des débuts, à Rollerskate Skinny, My Bloody Valentine
Chemical Brothers et trente seconde plus tard on se retrouve en plein
territoire hip hop avec des breakbeats ou dans du trip hop instrumental. Trop
confus pour moi. |
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THE SORAYAS – THE SORAYAS – BEST KEPT SECRET - 14
avril 05 Trio de pop indie noisy et sautillante originaire de
Suède. |
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SAUVIE ISLAND MOON ROCKET FACTORY –
STOLEN: HONDA DREAM – BEST
KEPT SECRET - 13 avril 05 Toute la discographie de ce trio de Portland semble être
sortie en cassette uniquement sur le label italien Best Kept Secret. Etrange.
SIMRF (pour faire court) est une formation indie américaine qui semble très
focalisée sur la pop des années soixante et septante mais qu’on peut aussi
rapprocher de Ladybug Transistor ou Neutral Milk Hotel,. |
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REMORA
– ENAMORED – SILBER - 12 avril 05 Après quatre ans d’absence, Remora revient. J’avais bien
aimé ses contributions au disque ‘The Alcohol eps’ qu’il partageait avec
Rivulets et Pale Horse and Rider. Par conte je n’avais pas accroché à son
précédent album ‘Some past’s future’. C’est donc quelque peu inquiet que je
m’avançais vers ce nouveau disque dont les morceaux ont été sélectionnés
parmi une centaine de titres que Brian John Mitchell avait enregistré ces
quatre dernières années. On navigue
entre ambient sombre et plutôt contemplatif et des chansons folk lo-fi atones
ou Brian chante d’une voix étouffée et dépressive, accompagné d’une guitare
et de sons réverbérés. Si l’illusion peut se maintenir le temps d’un ep,
quatorze titres d’affilée comme ici ont tôt fait de dépasser nos limites.
L’ensemble est un peu trop monocorde, manque de réelle brillance ou de
cohésion. La démarche et le style ont beau être impeccables, le songwriting
semble impuissant à faire la différence, ne cherche pas à briser la glace, se
contente juste de l’observer, en grelottant. |
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PERCEVALMUSIC –
VIESCOLAIRE – OTTONECKER / COLLECTIF EFFERVESCENCE
- 11 avril 05 Projet solo du guitariste de Chevreuil. On navigue donc dans
des eaux entre math-rock instrumental dépouillé à l’extrême, rigueur
post-hardcore et musique contemporaine à la Philip Glass / Steve Reich avec
l’introduction d’un sampler, violon, clavecin ou encore un accordéon.
Austère, épuré, exigent. |
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NAVEL – LUNOKHOD – PARTYCUL SYSTEM - 10 avril 05 Si Navel compte nombre de points communs avec les
premiers disques de formations du label Kranky comme Labradford, Jessamine,
Pan American ou The Stars of the Lid, leur optique semble être moins
abstraite mais plus sombre, humide et oppressante comme matinée d’un peu de
ces ambiances lourdes typiques au label Constellation. ‘Lunokhod’, produit
par ce duo allemand de Stuttgart et qui sort chez les Français de Partycul
System est un beau voyage nocturne, étrange et glauque dans un monde légèrement inquiétant. Ma plage
préférée est "Transit accomodation tool" où le duo ouvre enfin les
rideaux et observe un ciel chargé de nuages à travers, en intro, de très
belles guitares acoustiques habillées de nappes. |
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MICROFILM – A JOURNEY TO THE 75TH –
REJUVENATION - 09 avril 05 Quintette rock instrumental français, lorgnant vers l’indie
rock avec quelques pincées discrètes de math-rock pouvant rappeler par
instants Diabologum, Prohibition ou Purr mais sans que jamais l’un de leurs
morceaux parvienne à faire la différence et justifier plus qu’une attention
discrète et polie si on ose la comparaisons avec les formations américaines
du même genre. Sans doute que leur plus gros problème est une absence de
chant, puisque je ne crois pas que j’aurais aimé Hurl, Boys Life, Bitch
Magnet ou toute la connexion Rodan (Shipping News, June of 44, Sonora Pine)
si le chant n’avait pas été à chaque fois l’un des ingrédients. L’abus de
sample dont fait preuve la formation discrédite aussi quelque peu pour moi
leurs résultats. |
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MARGO
– FURTIVES FURIES – PETER I’M FLYING!
– 08 avril 05 Le cas du deuxième album des Français de Margo se tasse
rapidement, le voix de la chanteuse m’irrite, me rappelant celle de des
Cranes ou encore Lio ou Polyphonic Size,
malheureusement, la sensualité et le second degré en moins. La musique est
plutôt un mélange entre électro et électronique – mi-New Wave / mi-Warp -
froide et post-rock. Je n’accroche pas du tout. |
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MAGNOLIA ELECTRIC CO. – WHAT COMES AFTER
THE BLUES – SECRETLY CANADIAN
– 07 avril 05 Lorsque Jason Molina a changé de perspective dans son
songwriting, préférant s’enfermer dans un trip seventies country / folk /
blues rock, il a eu la présence d’esprit de troquer le nom de Songs:Ohia
contre celui de Magnolia Electric Co., de manière probablement à éviter les
confusions. Donc si la discographie complète de Neil Young, Creedence
Clearwater Revival, Bruce Springsteen, Hank Williams vous fait frémir ce
disque et pour vous. Moi je préfère remettre ‘The Lioness’ dans le
mange-disque car ni le nouveau style emprunté ici ni le songwriting ne me
semble particulièrement percutant.
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LAUTER
– A WALK WILL TAKE MY MIND OFF THINGS – HERZFELD
– 06 avril 05 Duo formé par Boris Kholmayer accompagné de Fabrice
Kieffer à la batterie, Lauter nous vient de l’est de la France pour un
premier album qu’on place volontiers sous les auspices de formations
américaines comme For Carnation, Sonora Pine ou Come. Je devrais sauter de
joie et adorer ce disque. Mais c’est plutôt le contraire, je m’ennuie
profondément et je regarde ma montre. Pourquoi ? A nouveaux ces côtés
ternes et cette froideur qui m’est oppressante caractérisant une majorité de
disques rock indépendant provenant de France. |
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HOPE
CHEST – KITE STRING ROMANCE – BEST KEPT SECRET – 05
avril 05 Trio américain pratiquant une noisy pop shoegazer
typiquement early nineties mais dix ans plus tard, Hope Chest ne sort pas
d’une dynamique complètement rétro accouchant d’un disque ne dépassant pas le
niveau d’un série b. |
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IGNATIUS – GOSSAMER – ROCKET RACER – 04 avril 05 Musique électronique instrumentale, froide, rythmique et
anxiogène œuvre d’un certain Steve Westbrook. |
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HANGEDUP – CLATTER FOR
CONTROL – CONSTELLATION – 03 avril
05 Je n’ai jamais accroché aux disques du duo instrumental Hangedup
et ce n’est pas ce dernier album plus extrême et sombre que jamais qui va
changer quoi que ce soit. Une batterie et un violon tous les deux furieux qui
se lancent dans des courses folles concassées et éprouvantes. |
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HALFSET – DRAMANALOG – ELUSIVE – 02 avril 05 Duo irlandais de musique électronique & organique
principalement instrumental où l’on retrouve l’excellent Jeff Martin, auteur
de deux albums plus orientés songwriting recommandés largement ici même. Il
est associé ici à un certain Stephen Shannon. Les mélodies sont immédiates et
la musique est limpide, le tempo toujours calme et lascif. Un disque beaucoup
moins enthousiasmant et inventif que son album solo ‘Spoons’. |
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FRIDAY BRIDGE – THE LADY JULIE
– BEST KEPT SECRET –
01 avril 05 Twee synth-pop suédoise, sympathique, sentimentale et
sucrée. |
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OLVIS
– THE BLUE SOUND – RESONANT – 31 mars 05 Des paysages post-rock assez étouffants et surchargé,
additionné de vocaux monotones, Olvis malgré l’aide de membre de Sigur Ros,
entre autres, ne suscite aucun intérêt chez moi sur la longueur de son second
album. |
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COLTRANE MOTION – NO WELL OK MAYBE
JUST A LITTLE – DATAWASLOST – 30
mars 05 Trio de Chicago s’illustrant dans une pop électronique
aux accents parfois new wave, parfois baggy. |
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BANK HOLIDAY – TURKISH
DELIGHT – BEST KEPT SECRET
– 29 mars 05 Quatuor de Los Angeles évoluant dans un indie rock
psychédélique aux quelques échos shoegazer et noise pop. Rien de bien
transcendant malheureusement. Parfois pas très loin d’un Minmae pour cette
démarche très lo-fi et des aspects brouillons. |
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ADULT
– D.U.M.E. – THRILL JOCKEY – 28
mars 05 Duo électro de Detroit à l’inspiration scotchée sur la
no wave new-yorkaise et new wave anglaise. La musique fait penser par moments
aux tout début des Cocteau Twins pas forcément recommandables mais en moins
poussé et la chanteuse rappelle Patti Smith mais en beaucoup moins profond.
Ca a tendance à me rendre très irritable. |
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AK-MOMO
– RETURN TO NEW YORK – BEST
KEPT SECRET – 27 mars 05 Le cas de cette cassette d’un duo américain, sorti sur
le label italien Best Kept Secret est vite réglé: je n’aime pas du tout le
chant aigu de la chanteuse qui dans le meilleur des cas pourrait rappeler
Kate bush ou Nina Persson. De la pop électronique retro jouée sur des
claviers des années 60 et septante pour un résultat vaguement trip hop à la
Goldfrapp. |
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V/A – UN CADAVRE EXQUIS –
CABARET WALTER – 26 mars 05 L’initiative vient d’un groupuscule lillois, le concept
est chouette, le résultat final moins convaincant. Le premier intervenant apporte
un morceau instrumental. Le second l’a entendu est doit le reprendre en se
l’appropriant. Ainsi de suite, de morceau en morceau, chaque artiste ne
connaît que la version de celui qui le précède. Ca donne lieu à des
variations intéressantes et importantes mais en fin de compte tout ceci est
extrêmement anecdotique. Y ont participé parmi les dix intervenants :
Rudy Trouvé, Thomas Belhom, Dominique A, Naïm Amor, Dirty Three, Venus ou The
Blackheart Procession. |
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LUME / ANATOLE STRETCH – SPLIT CDR
– KASPAR HAUSER – 25 mars 05 Première sortie d’un nouveau label belge à la démarche
résolument expérimentale et hors sentiers. Quatre soundscapes de quiet noise
pour Lume. Noise digital et plus agressif pour Anatole Strech. Intérêt total
tendant vers le zéro absolu en ce qui me concerne. |
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TANITA TIKARAM – SENTIMENTAL – NAIVE – 24 mars 05 Une recherche rapide sur cet album me mène à trois
chroniques françaises, sur les sites de MCM, RTL et La Libre Belgique. Je ne
sais donc pas très bien pourquoi ce disque me tombe entre les mains, hasards
de la désorientations. Mais enfin. J’avais complètement oublié jusqu’à
l’existence de Tanita Tikaram dont j’avais pourtant aimé le premier album,
‘Ancient Heart’, sorti en 1988 alors que j’étais adolescent et que je
mélangeais encore écoutes indie et plus mainstream. Tanita Tikaram faisait
partie de cette poignée de songwriteuses (Tanita Tikaram, Tracy Chapman,
Julia Fordham, Tonic Childs, Jane Sibbery,…) se jetant dans cette espace
ouvert quelques années plutôt par Suzanne Vega. Force est de constater que de
toutes celles-ci il ne reste plus grand chose aujourd’hui et que la réécoute
de ‘Ancient Heart’ me serait probablement très difficile. ‘Sentimental’
pourtant se laisse écouter, songwriting calme et jazzy, nullement racoleur,
un peu adulte et convenu, inoffensif mais pas insignifiant non plus. Il y a
forcément un public pour ce disque mais je n’en fais définitivement plus
partie. |
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MURDOCKS – SURRENDERENDER – SURPRISE TRUCKS – 23 mars 05 Les Murdocks, quatuor d’Austin, Texas, font partie de cette
scène garage que j’ai évité jusqu’ici soigneusement. On les a comparé aux
Strokes, Hot Hot Heat ou Kaiser Chiefs mais ils sont visiblement moins
finauds et retournent rapidement avec les mélodies du côté rock alternatif de
la force. Bref, pas de quoi fouetter un chat. |
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FRENCH TOAST – IN A CAVE – DISCHORD – 22 mars 05 Fugazi étant plus ou moins actuellement en hiatus, c’est
donc la période idéale pour que fleurissent les side projects. Tandis que le
leader Ian Mac Kaye s’emploie dans The Evens, Jerry Busher joue de la
batterie et épaule ainsi Brendan Canty pour son projet French Toast. Brendan
Canty est loin d’être un néophyte, puisqu’il a fait ses armes au sein de
Nation of Ulysses puis The Make-Up. Rock post-punk nerveux et énervé, aux
accents 80’s. Vraiment pas marquant. |
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ELEVEN MINUTES AWAY – ARSON FOLLOWED
ME HOME – DEEP ELM – 21 mars 05 Emo pop-punk aux accents screamo et aux guitares heavy.
Mélodique certes, mais irrémédiablement middle of the road, cliché et une
énergie et une rage qui les réserve à un public typiquement adolescent. Nous
avons mieux à faire, Deep Elm toujours en prise avec ses vieux démons, pas
encore décidé à grandir. |
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V/A – ROCK, POP, METAL – CONCOURS CIRCUIT – 20 mars 05 Editée par l’association Court Circuit, une compilation
reprenant les finalistes des éliminatoires du dernier concours circuit dans
les catégories métal pour un des deux CD et pop-rock pour le second. Laissons
tomber le CD métal. Le CD pop rock commence par deux morceaux enlevés,
speedés et efficaces de Malibu Stacy qui devraient faire bientôt leur entrée
fracassante sur la scène alternative belge. Suit Minérale, à classer dans la
veine typique des Girls in Hawaii, Flexa Lyndo et Austin Lace. Du hip hop en français
avec Bienvenu-N-Sonar. Expérimental ethnique jazzy funk techno avec Carton,
comme du Sharko sous lsd. Du post-rock instrumental de bon aloi mais mille
fois entendu avec Edgar Animo. Du pop rock basique aux influences anglaises
mal digérées avec Championship Manager. Waterloo morne plaine. |
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THE LETTERPRESS – INPUT / OUTPUT – SUNSET ALLIANCE – 19 mars 05 Sur ce premier
ep, sept titres, The Letterpress ne choisit pas la voie facile. En effet ce
trio américain se compose uniquement d’un percussionniste et de deux
bassistes, l’un des deux assurant le chant également. Depuis le bassiste
principal – Rajiv Patel, déjà croisé dans ces pages – s’en est allé et a été
remplacé heureusement par un guitariste. Le problème de cet ep est donc
l’abondance des notes basses, le chant de Jeremy Drysdale ne visitant pas non
plus les aigus. Le spectre de couleurs est donc limité et par conséquent le
niveau d’appréciation que l’on peut en retirer même si les chansons et le
style pratiqués sont loin d’être sans charmes. On n’est pas loin en effet
d’un Pinback un peu moins pop et un peu plus math-rock. Ce qui devrait en
intéresser plus d’un, d’autant que le ep est offert pour une durée limitée en
téléchargement gratuit : http://www.theletterpress.com/multimedia/
. Foncez ! |
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THE BIG HUGE – CROWN YOUR
HEART WITH FLOWERS, CROWN YOUR HEART WITH JOY – SECRET EYE – 18 mars 05 Après
le split de Sonna (Temporary Residence), Drew Nelson s’en est allé formé The
Big Huge. Tournant complètement le dos à la sphère post-rock de son précédent
groupe, The Big Huge, quatuor basé à Baltimore, s’inscrit plutôt dans la
tradition folk anglaise et psychfolk américaine. On y retrouve guitares, percussion,
banjo, sonnettes, dulcimer, ukulélé et accordéon pour accompagner le chant
attristé de Drew. Par instants on pense à Sharron Kraus particulièrement sur
le très réussi ‘Willie of Winsbury’, et plus généralement à l’Incredible
String Band. On ressort du disque avec l’impression que celui-ci peine à
capturer l’essence du groupe qui paraît ici un peu mollasson et gris, ça
manque peut-être d’arrangements et de textures élaborées, Drew n’étant pas
non plus un chanteur particulièrement remarquable, rappelant quelque peu
Lullaby for the Working Class mais avec moins de succès. The Big Huge devrait
pouvoir réaliser quelque chose de plus abouti et personnel par la suite. On
ose l’espérer. |
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REUBER – KINTOPP - STAUBGOLD – 17 mars 05 La
simple vision de la pochette me suggère déjà que je vais passer beaucoup
moins de temps avec ce disque que sa durée exacte. Electronique expérimentale
et avant-gardiste. |
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AVARUS – JÄTTILÄISROTTA –
SECRET EYE / LAL LAL LAL – 16 mars 05 Bienvenu
dans le monde de la musique expérimentale noisy, sombre et déstructurée dont
le niveau d’affinité avec ma personne s’approche du zéro absolu. Avarus est
une formation free-folk finlandaise. Le titre de leur album se traduit par
‘Grand Rat’ en français. Je m’arrête ici. |
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DIE
WELTTRAUMFORSCHER – 21 WELTRAUM STANDARDS – STAUBGOLD
– 15 mars 05 Le label
Staubgold se prend de sympathie pour une formation zurichoise active depuis
le début des années 80, nous proposant ici une rétrospective de leurs
activités mélodiques. Ca me fait penser aux belges de Berntholer ou
Polyphonic Size l’ironie en moins, un charme mécanique en moins, The Notwist,
Village of Savoonga, Kat Cosm et 18th Dye sont forcément à compter parmi
leurs descendants. C’est donc plutôt mélodique, electropop, enfantin parfois,
libre de contraintes, spontané et hors du temps. Un premier disque compilant
21 de leurs morceaux et 2 clips vidéo s’accompagne d’un second disque de
remixes. Le chant – masculin et plutôt tendre à la Notwist - souvent en
allemand nuit quelque peut à la digestion de l’ensemble mais inscrit
nettement le groupe dans les mouvances qui secouent la scène électronique
allemande (et suisse donc également) depuis deux décennies. Charmant mais pas
spécialement marquant. Sans doute que la découverte est trop tardive, cet
album paraissant plus étrange que stupéfiant, hors-normes que réellement
novateur, anecdotique que pertinent. |
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BUILD BUILDINGS – THERE IS A
PROBLEM WITH MY TAPE RECORDER – AUTOPRODUIT – 14 mars 05 Projet solo
d’un certain Ben Tweel, jeune musicien américain base à Brooklyn, Build
Buildings livre ici son troisième album autoproduit à ranger dans le rayon
electronica mélodique, fracturée mais aux sonorités plutôt chaleureuses et
tranquilles. |
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PERMANENT FATAL ERROR –
LAWSPEED – RUMINANCE – 13
mars 05
Permanent
Fatal Error est le nouveau projet d'Olivier Manchion (ex-bassiste et co-fondateur
du groupe Ulan Bator). Celui-ci, exilé en Italie, s’est entouré de musiciens
du cru pour poursuivre ses aventures post-rock. Cet album a été enregistré
par Lionel Darenne formé par Steve Albini au studio Electrical Audio à
Chicago. La bio du groupe cite Can, Faust, Godspeed You Black Emperor parmi
les influences. Heureusement pour nous, le groupe contourne les clichés trop
entendus du genre pour se concentrer plutôt sur quelque chose de net et
précis. Sans doute un peu trop pour moi, qui n’accroche pas du tout à ce
‘Lawspeed’ beaucoup trop froid, lisse et sans émotions. |
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BOVINE
LIFE – SOCIAL ELECTRICS – BIP HOP – 12
mars 05 « Chris
Dooks, compositeur de musique électronique et réalisateur de film (certains
ont été primés) est surtout connu pour ses réalisations sur les musiciens en
Grande-Bretagne. Il a en effet tourné des courts métrages sur des artistes
reconnus comme Scanner…., mais également des sujets autour de labels
indépendants. … Malheureusement Chris est atteint depuis 1999 d’une grave
maladie, baptisée Myalgic Encephalomyelitis ou plus simplement Fatigue
Chronique. Sa carrière aurait dû ainsi prendre fin. Mais il n’a jamais
renoncé et sous le pseudonyme de Bovine Life s’est entièrement consacré à ce
qui n’était qu’un hobby, la musique. » peut-on lire dans la bio. Les trois
quarts des plages qui constituent ce disque sont nées de collaboration via
Internet avec divers artistes électroniques comme Matt Elliott (Third Eye
Foundation), Jurgen De Blonde (Köhn, de Portables), Janek Schaefer ou plus
obscurs, issus de labels comme Alku ou Plug Research. Musique électronique
certes, mais on reste cependant éloigné des productions Warp. Bovine Life
semble attaché à l’utilisation de sons plus concrets, réels, au sein de sa
musique, ce qui la rapproche de certaine productions électroacoustiques. On
ne sombre pourtant pas dans un quelconque académisme ou extrémisme, les
pièces restent toujours courtes et plaisantes et l’ensemble de l’œuvre ne
perd aucune cohérence de la multitude de ses intervenants. Parmi les
différents exercices de collaboration, on mettra tout particulièrement en
relief ceux avec Matt Elliott de Third Eye Foundation. « Ether Works » I, II
& III prolongent quelque peu l’œuvre de ce dernier, poussé par Bovine
Life vers un peu plus de minimalisme. Trois variations autour d’un même thème
qui constituent les phases et les intermèdes les plus apaisants de « Social
Electrics ». A vrai dire l’écoute de ce disque correspond pour moi à des instants
d’indifférence et de fatigues, aux dernières poignées de minutes, une fois la
nuit tombée qui me séparent encore de l’instant où j’irai me coucher.
Instants de fatigue, mais aussi d’indifférence et de désillusion. « Social
Electrics » est pour moi la b.o. de ces instants fades autant subis que
vécus. Il n’y a rien d’exceptionnel ni de déplaisant ici. Juste quelque chose
qui reste secondaire, qui m’émeut peu et que j’ai plutôt tendance à fuir.. |
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SALVATORE
– LUXUS – RACING JUNIOR – 11 mars
05 A
l’époque de ‘Fresh’, en 2002, je parlais pour la formation instrumentale
norvégienne, d’un post-rock très influence par le kraut rock, héritier de
Tortoise et très tenté aussi par les sonorités ethniques et traditionnelles.
Deux ans plus tard, rien n’a vraiment changé, John McEntire est toujours de
la partie au mixage de l’album et on est passé d’influences nord-africaines à
d’autres, turques ou jamaïcaines peut-être. Salvatore a aussi gagné en
fluidité et en aisance au niveau de ses digressions plus maîtrisées ici.
Malgré tout, je ne suis pas spécialement fasciné par l’objet. |
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V/A – THIS IS INDIE ROCK
VOL. 2 – DEEP
ELM – 10 mars 05 En
bazardant sa série de compilations ‘The Emo Diaries’ pour la remplacer par
‘This is indie rock’, le label Deep Elm semble surtout avoir fait un lifting
de façade car c’est pratiquement la même logique qui guide la réalisation de
ces dernières, compiler des titres qui accrochent le label parmi la montagne
de démo probablement reçues pour chaque édition. Le volume 1 m’avait laissé
assez froid si ce n’est qu’il m’avait permis la découverte des talentueux
Winter in Alaska. Le volume 2 m’agace autant, si ce n’est plus, trop de
morceaux très premiers degrés dans leur démarche indie / emo et l’une ou
l’autre exceptions. Un très joli ‘New York’, folk song sensible interprétée
par Meredith Bragg and the Terminals. Deux autres morceaux tout aussi
charmants bien qu’en rien révolutionnaires sur le site Internet de
l’intéressé, il faudra peut-être surveiller la sortie d’un premier disque
dans l’avenir. Emo typique, à trois
voix, deux types, une fille, mais rudement efficace quoique totalement moyen
et non-original pour The Forecast, conviant les influences des vieux
de la vieille, de Rainer Maria à Cursive en passant par Brandtson ou
Braid. Topo similaire mais dans une
veine plus subtile et post-hardcore pour The Silent Press qui me fait penser
à un Aloha sans vibraphone et rentre dedans. Mais le vrai gagnant de la
compile ce sont en fait les Japonais de Nature Living qui livrent ici
une pure perle emorock / emopop, qu’on jurerait presque suédoise tant la
production est totalement merveilleuse et la texture noisy fluide et
jouissive. De quoi confirmer la tendance déjà perceptible sur les dernières
éditions de ‘The Emo Diaries’, le meilleur du style se concevant désormais
horst des frontières des USA. Et si de la première compile, je n’ai poussé
plus loin la relation qu’avec Winter in Alaska, ici ce serait plutôt avec Bernard,
quatuor américain qui est finalement le seul à surprendre avec une plage
glorieuse, épique et sombre, qui ne ressemble à rien de connu pour moi
jusqu’ici ou alors à une enfant illégitime entre Desert City Soundtrack,
Mineral et The Notwist tout en empruntant ce qu’il faut à Radiohead et U2.
J’ai des frissons, je crois que j’aime ce groupe maintenant. A suivre
peut-être, en long et large, tout en émois sur derives.net d’ici quelques
semaines. |
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LETTUCE PREY – EARLY YEARS – MONOTONE – 09 mars 05 Suite à
la cassette de Kevin Huelbig Jr, ‘Summer is over’, j’ai un a priori plus que favorable
sur le label. Mais cette sortie de Lettuce Prey, intitulée ‘Early Years’ va
déjà la mettre à mal ; Mike Lenert est comme il se présente lui-même un
vétéran de la scène noise-pop indie américaine, basé à Philadelphia, il a été
actif dans une floppée de projets, tous plus obscurs les un que les autres,
totalement inconnu vu d’Europe. Musicalement il revendique des influences
entre 60’s psych-folk, 70’s punk-rock et 80’s alternative rock, alignant en
vrac : le Velvet Undergound, Richard Thompson, Love, Roky Erickson, Eno, Can,
Neu, Sabbath, Iggy/Stooges, Patti Smith, Television, Fall, Butthole Surfers,
Camper Van B, The Feelies, Husker Du, Meat Puppets ou Let’s Active. Sa
discographie est pléthorique et abonnée à la scène DIY lo-fi avec de sorties
sur Monotone, DefMacProd, Bliss/Aquamarine, Best Kept Secret, Catsup Plate ou
Tappersize Records entre autres. ‘Early Years’ est une compilation de titres
ancien et fait surtout penser à un Sentridoh à la fois plus conventionnel et
plus confus, l’électricité et les gemmes en moins. Pas mal mais pas
transcendant et j’ai surtout l’impression d’avoir beaucoup donné dans le
genre en tant qu’auditeur. |
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FIRELILLY – FIRELILLY – RED PLANET – 08 mars 05 Premier
album pour ce duo de San Francisco explorant une synthpop relativement
atmosphérique au fort parfum années 80 tout en tentant d’y inclure l’un ou
l’autre aspect qui a fait le succès de Postal Service. Peu sensible à la
synthop britannique 8O’s je peine vraiment à accrocher. |
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V/A
– I HATE ELECTRONICS – COURT CICRUIT
– 07 mars 05 Les
finalistes de la section électronique du dernier Concours Circuit se
retrouvent compilés ici. La scène belge ne me passionnant guère, de même que
l’électronique en général, je m’attendais à une belle incompréhension en
bonne et due forme. Finalement Anik Faniel qui ouvre les débats est plutôt à
classer du côté d’une électro pop expérimentale qu’a vu de nez on veut bien
placer dans une lointaine descendance de glorieux aînés belges commes
Polyphonic Size ou les Brochettes, avec malheureusement l’humour en moins,
remplacé par une froideur circonstanciée. Je retiendrai l’attristé ‘Bloc H-M’
où l’on se rapproche d’une version francophone inespérée de ce qu’a pu faire
Bjork par le passé et qui aurait pu être diffusé en boucle durant les 100
minutes, du temps ou la radio belge publique était encore capable de
surprendre. Surprise également avec Stephan Dunkelman proposant une
électronique acousmatique férocement expérimentale et avant-gardiste en phase
avec les productions du label Metamkine. Malheureusement on peut déchanter
bien vite avec les trois plages raz du sol de Limace, le planqué et pistonné
de service, alias le pénible Christophe Enclin dont on a déjà trop vomi les
œuvres sous le pseudo de Hank Harry. Electronique glitch et jazzy additionnée
de vocaux féminins crispants pour Tangtype. Electronique rentre dedans,
vocaux féminins et masculins hantés à la sensualité glacée, des ambiances
sombres et troubles, quelque chose qui peut rappeler Programme, Tricky, du
punk rock new-yorkais et plein d’autre trucs, mais en gardant toute son originalité
pour Joshua. Bref, une compilation
électronique au total assez froide. |
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LONELY JOE – THE DARK GHOST OF SHAME –
JUNK – 06 mars 05 Lonely Joe
est le projet d’un jeune madrilène de 29 ans qui a grandi aux USA. ‘The Dark Ghost of Shame’ est son premier album. Je suis assez ambigu sur ce
disque mélangeant une approche indie avec des influences plutôt retro. Le
chant me fait penser à un mélange entre les Tindersticks et un Elvis crooner,
la musique à un mélange plus économe entre les premiers et Calexico. Allez
vérifier par vous même, le disque est en écoute sur le site de Lonely Joe. |
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THE RUSTICATORS – TALKING WITH THE DEAD –
AUTOPRODUIT – 05 mars 05 The
Rusticators est un duo américain – un couple, deux voix - mais vu leur look
très roots, je pensais au départ qu’ils étaient australiens. Peut-être aussi
parce que leur musique me fait un peu penser à ce que faisaient les Triffids
durant les années 8O. Peut-être est-ce du aussi à leur côté complètement
déconnecté par rapport à la scène indie actuelle. Ca me fait penser aussi à
toute l’aile pop de la scène Paisley Underground, à de l’americana pop ou à
des Walkabouts moins embourbés dans la country. Il y a forcément un public
pour ce genre de disque même s’il ne se trouve pas dans les allées modernes
de l’indie music. |
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HEDAYA
– THIS IS WHERE I KEEP IT – CLEVER
BEDSIT – 04 mars 05 En ce
qui concerne le songwriting en général, ou l’indie en particulier, là ou ça
passe ou ça casse c’est au niveau du chant. Il suffit de ne pas accrocher à
une voix et ça peut vous ruiner complètement l’écoute d’un album. C’est ce
qui se passe pour moi avec cet album d’Hedaya, projet d’un jeune Australien,
Simon Kean, installé à Londres et qui recueille pourtant bon nombre de
critiques positives avec cet album.
Je veux bien être le premier à reconnaître les qualités musicales de
l’objet mais le chant me crispe instantanément empêchant toute continuation
agréable de l’écoute. |
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THE HAYWARDS – SCENE MISSING – IONIK RECORDS – 03 mars 05 J’ai
l’impression de toujours être à deux doigts d’accrocher vraiment au
songwriting lo-fi de David Enright alias The Haywards. Une guitare folk
toujours juste, un chant au joli filet de voix, des ambiances aux mélodies
douces amères, je devrais être aux anges, mais non quelques chose tombe trop
court pour moi. Peut-être est-ce simplement que l’approche est trop classique
– trop anglaise ? -, que je n’arrive pas à mettre ce disque dans une
case familière, peut-être est-ce les mélodies un rien trop peu sucrées ou un
manque d’intimité ? David écrit des chansons plutôt douces et
vivifiantes, authentiques et sans prétention mais elles m’échappent
malheureusement. |
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THE CHILD WHO WAS A KEYHOLE
– IN THE FAXED ATMOSPHERE – EDEN’S
WATCHTOWER – 02 mars 05 The
Child Who Was a Keyhole est un quatuor de Salt Lake City compose de deux
couples mariés qui revisite un certain indie rock noisy et saturé des
nineties tel que développé à merveille à l’époque par des formations comme
Urusei Yatsura, les Flaming Lips, Mercury Rev ou Jesus & Marychain.
Quelques pépites comme, ‘Arm in the foam’, ‘Ormus’, 'Seeking Cloud Shrimp On
The Shortwave' ou un ‘We were alone’ très Mercury Rev. Dans l’ensemble ce
disque ressemble surtout à un minerai extrait du sol et qu’il faudra polir
par la suite – à l’écoute des productions suivantes - pour constater ce qu’il
contient (ou pas) de merveilleux à l’intérieur. En 2005, le quatuor ressemble
à une exception dans un paysage indie qui privilégie les sons plus lisses ou
directement classables dans un style ou l’autre, difficile dès lors de
proposer une démarche à la fois indie, lo-fi et expérimentale, chaotique mais
basée sur des mélodies en profondeur.
Tout ce qu’on peut leur souhaiter c’est que le disque suivant gagne en
densité et en intensité, aille directement à l’essentiel. |
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AMARILLO – PIRUETAS EN EL
AIRE – RHONDA RECORDS – 01 mars
05 Rock indie typiquement
nineties, mélodique, noisy, agité, pour ce quatuor de Majorque, qui chante en
espagnol. Alors bien sur on pense aux Pixies, Yo La Tengo, Jesus
& Mary Chain, Dinosaur Jr, Ride, Lush, The Wedding Present. Rythme,
fraîcheur, énergie et joie de vivre sont là, en fait la seule chose qui me
retient à aimer ce disque et qui constitue un obstacle c’est le fait que les
paroles soient en espagnol. |
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