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finches, the - six songs
finches, the
six songs
self-released
2005
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raw translation
http://www.myspace.com/thefinches
http://www.finchesmusic.com
: recommandé par dérives
C’est un petit disque de rien du tout, six chansons folk, les premières d’un duo originaire de la région de San Francisco, guitare et chant tous les deux, même si on entend surtout beaucoup Carolyn Pennypacker Riggs, plus que Aaron Morgan réduit à quelques choeurs. C’est un petit six titres, mais aux mélodies extraordinaires qui rappeleront Leonard Cohen (et du coup Julie Doiron qui partage la même influence), Françoise Hardy, Speed The Plough, Linda Draper ou ces chansons de Robert Scott au sein des Bats ou des Magick Heads où il abandonnait le chant à une comparse.

Ce sont des chansons qui n’ont l’air de rien au départ, rien de neuf musicalement, mais qui finissent toujours par vous entêter durablement, irrémédiablement. Carolyn a une voix profonde et pétillante, elle tient en haleine et réussit à séduire et captiver également avec ses textes.

Il y a une sorte de tristesse constante mais jamais sans la moindre condescendance, il s’agit de faire front. ‘My home is wishing me away’ chante-t-elle dans ‘The road’, suffisant pour laisser imaginer la gravité ambiante dans laquelle son chant lumineux continue à se déplacer d’un pas assuré, pas de fuite, la douleur est assumée. ‘The house with two front doors’ est une adaptation libre de ‘La Maison Où J'ai Grandi’ de Françoise Hardy, réalisée avec grand talent.

Mais le doublet magique de cet ep, ce sont ‘Daniel’s Song’ et ‘O Goettingen !’ où The Finches enchaîne deux classiques qui nous laissent tremblants et terriblement émus. Deux mélodies folk mélancoliques en or massif. Premièrement cette façon très Leonard Cohen de bâtir une chanson bouleversante autour d’un prénom (qui est semble-til celui du petit frère de quatorze ans de Carolyn). ‘Daniel you can take the bus / But if you’re not feeling right / I can pick you up cause I / I can of like to drive /… / I smile at you / Because we’ve tried / And left a heavy load’ et ainsi de suite. La chanson à écouter en boucle jusqu’à en connaître les paroles par coeur et les chanter à tue-tête en accompagnement du disque.

Rebelotte avec ‘O Goettingen!’, la chanson nostalgique à écouter en pleurant à chaudes larmes blotti dans un fauteuil, un peu comme si les Softies avaient réussi à atteindre la grâce pure du Leonard Cohen des débuts : ‘little city big town, you know that your home, is long away gone, and that you are alone’… ‘oh, we’ll walk to the city tonight, I ‘m tired of watching and I ‘m sure that every single street belongs to me’.. ‘Oh when I was nineteen, I moved away from my country’.

‘A stranger song’ emprunte alors à son tour une mélodie de Leonard Cohen et le ep se termine avec une très touchante acid folk song à l’ambience seventies ‘The last song of 2003’ où Carolyn semble amoureuse avec ses sourires et des étoiles dans les yeux.

Merveilleux début pour The Finches, d’un très haut niveau, avec un style folk plus que parfait et déjà deux chansons qui nous feront nous relever la nuit et élèvent le groupe au niveau d’un grand espoir. On sait que l’on peut attendre beaucoup d’eux car on ressort de ce disque différent, troublé par la force évocatrice et l’écriture de Carolyn Pennypacker Riggs.
Didier Goudeseune 25 Feb 06
 
 

 
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