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v/a - beyond beyond
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beyond beyond
alice in wonder
2000
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raw translation

Cette compilation – dont seul le morceau de Monopot n’est pas un inédit - a été l’acte de naissance d’un label français qui a pris ses ailes depuis (Chuzzlewit, Below The Sea, Retsin, Tank, Anne Lapantine, Micro:Mega, …).

1) Ma Cherie For Painting ouvre le disque avec une plage qui ne dépareillerait dans leur discographie sur Earworm. Toujours entre Quickspace et Stereolab avec une froideur toute allemande qui élève le débat.

2) Le belge Tin Foil Star marque un point important du disque ensuite avec une pop song comptine mélancolique électronique jouant le pont de la légèreté entre Broadcast et Folk Implosion.

3) Playdoh joue la carte de la difficulté électronique loin des territoires de prédilection de leur album. Le résultat est ici mitigé, mais potentiellement brillant à long terme.

4) Dès les premières secondes, on reconnaît les empreintes de givre - qui rappellent les grandes heures d’un 4AD - de Piano Magic. « My passport is a dead aunt's name » est un morceau superbe en trois temps, deux instrumentaux introductifs suivi d’un troisième à la guitare et xylophone sur fond de samples naturels.

5) Les Norvégiens de Monopot se cherchent une filiation chez Codeine et C-Clamp, la tension en moins. Dommage.

6) La tension, elle, est bien présente chez les Français de Micro:Mega qui frappent un grand coup avec « under the black sun », instrumental solaire, subtil, intelligent qui rappelle certes Mogwai, mais avec plus de profondeur, un peu à la manière des groupes Temporary Residence mais de manière plus directe.

7) La « guerre de la morue » montre un Tank en roue libre cédant un peu trop aux facilités de l’électronique.

8) Quant au morceau de Hood, il justifie à lui seul l’achat de la compile en deux exemplaires. Un « Cross The Land », à écouter en boucle, sous haute influence Disco Inferno / Ian Crause qui démarre en pop song et finit sous des déluges sonores, pluies d’orages ultra jouissives.

9) Crescent ensuite avec un bon morceau en pleine continuité avec le reste de sa discographie.

10) Le « fourteen » d’Electroscope clôt la compilation sur un terrain qu’on croyait propriété privée de Pram.

Une compilation attachante par sa programmation et qui vaut pour le caractère inédit des perles qu’elle contient.
didier goudeseune 02 Mar 05
 
 

 
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