Ce disque arrive enveloppé dans un livret cartonné, discret, pauvre en indications et rapidement, au fil des écoutes, devient intriguant et quasi obsédant.
Il s’agit de la première sortie d’un duo originaire d’Orange County en Californie, enregistré dans leur propre studio et sorti sur leur propre label, auto-production, esprit do-it-yourself. Pourtant, heureusement, le son est loin d’être lo-fi : la production est impeccable.
Musicalement, Coco b’s oscille entre David Kilgour (The Clean), Elliot Smith et Swell. Le chant est plutôt chuchoté, la production est léchée et douce, l’esprit sympa et les compositions séduisantes.
Treize minutes en tout, une intro et une « extro » d’une minutes et six chansons pour une bonne part addictives et lumineuses.
Dès les premières secondes, ‘Bluedird’ se loge dans un recoin de notre mémoire et ne nous lâche plus, chantonnant. Le chant et la mélodie sont superbes, doux, mélancoliques, passionnés et chaleureux, instants essentiels comme échappés de chez David Kilgour. ‘Watchin paint dry’ qui suit joue la carte Swell d’un point A à un point B.
‘Arena rock cinema’ évoque un ciel rougeoyant et la fatigue qui nous poursuit à la fin d’une journée chaude, autre belle réussite. Le temps se rafraîchit avec un ‘studebaker’ rêveur et brumeux, mais toujours touchant. Le ep se clôt avec une nouveau mini-hit trop court une fois de plus, un ‘Big okie dokie’ qu’on verrait bien se déployer sur deux fois son temps.
Très bel ep en définitive, qui met l’eau à la bouche pour l’album qui doit suivre cette année. Il faut juste espérer que Coco b’s aura trouvé la recette pour laisser durer ses morceaux le temps qu’il faut.
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