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hood - cold house
hood
cold house
domino
2001
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raw translation
http://www.hoodmusic.net/
: recommandé par dérives
Hood a levé l'ancre après avoir pansé les plaies du Home is where it hurts et navigue fièrement dans les terres froides de l'underground.

Après avoir balayé d'émotions, depuis 10 ans, les paysages givrés, les couchers de soleil champêtres, observé le cycle des saisons et parsemé une multitude de 7pouces (sur des labels tout aussi épars) et plusieurs excellents albums, Hood (Leeds, England) se charge plus que jamais de préserver l'authentique capturé dans l'artifice des formalités.

Depuis le précédent ep (Home is where it hurts), le groupe né des frères Adams semble avoir pris d'autres directions, notamment avec la venue d'un nouveau batteur (s'étant défait du précédent, Monsieur Famous Boyfriend) et d'un clavier-sample-effectiste.

Mais quelles directions? Disons que, tout en se faisant plus accessible, le groupe intègre des éléments dub et hip-hop et tend à s'universaliser, preuve en est des éloges à leur propos... Mais il n'y a aucune prostitution ; les ambiances conservent à merveille leur marque pure, l'équilibre entre contemplation et expression.

L'album s'ouvre et bien vite on retrouve les voiles des violons, crépitements organiques et plus loin des touches distillées de piano, le tout couvrant et se mêlant aux guitares, la caisse claire s'éloignant avec le présent.

La voix de Chris Adams se pose à merveille dans les contrées à perte de vue, brouillard chassé par les fantômes larsenés et parfois envahissants.

I can't find my brittle youth (6) vient nous réveiller de la chaude torpeur procurée en maison froide, avec une touche punk/pop proche des débuts, mais légèrement plus synthétique.

You show no emotions at all (2) est un tube dance (figurant par ailleurs sur une compile des Inrockuptibles) basé jusqu'à la dernière note sur une ligne mélodique de générateur... accrocheur, mais lassant.

A d'autres endroits on pensera à Mogwai, puis à Autechre (This is what we do to sell out(s)) (7), mais la prestation électronique excellente (aléatoire calculé) sera en plus déchargée et embellie par des vagues de nappes et de voix.

Branches bare (3) s'ouvre sur de lointains glissements fretless et donne un côté définitivement bucolique au hip-hop ; plus loin par surprise nous est révélée la collaboration physique de Dose One et Why?, tous deux MC's du remarquable projet reconstructionniste cLOUDDEAd (BidDada/NinjaTune) de SanFrancisco (http://www.anticon.com).

On hésite quant à savoir si leur discrétion ne rejoint pas la démonstration, mais le couplet scandé et soul reste inscrit longtemps dans les têtes. "Sometimes the sunset doesn't want to be photographed" ; là il est encore question de métaphysique de la restitution.

L'ensemble de l’œuvre laisse une impression de douceur, convulsionnée par quelques angoisses, et la fin tient du freestyle vitaminé.

La rencontre entre hip-hop et ce que l'on fourre dans l'indie rock était-elle si peu possible naturellement ?

Quant à dire si, de nos jours et tel qu'il se présente, cet album résistera à l'usure aussi bien que Rustic houses Forlorn valleys...

Mais chut... la maison est froide, engourdie dans le champ glacé, et être coupé du temps, ça ne s'apprivoise pas et ça ne demande pas tant de...
14 Aug 05
 
 

 
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